Nous avons tous remarqué que pendant les vacances d’été, les programmes télé sont particulièrement…. daubés.

Entre les super sagas sur des phénomènes inexpliqués, mais qui quand même s’expliquent bien à la fin, les énièmes rediffs de « cheri j’ai rétréci l’avion » et les émissions de varièt’ avec des artistes tellement fabuleux qu’ils sont obligés de se taper les tournés d’été s’il veulent avoir la chance de voir mer en juillet, autant vous dire que si vous ne partez pas en vacances, et que vous n’avez pas d’amis pour boire l’apéro le soir, vous avez de quoi déprimer sévère.

 

Mais bon, l’été, on le sait, c’est comme ça. C’est presque’ une institution, tout comme « les bronzés font du ski » pendant les vacances de Noël et « Rabbie Jacobb » à la Toussaint Et oui, c’est le jeu ma pauvre Lucette.

 

En revanche, ce que je trouve plus perturbant, ce sont les conséquences des équipes de rédac des JT en sous effectifs. N’ayant pas grand-chose à se mettre sous la dent pendant les périodes estivales, mais étant bien obligé d’occuper une demie heure d’antenne midi et soir, on nous abreuve soit de reportages aussi intéressants qu’une conférence sur l’évolution de  l’Esperanto, ou de faits divers de plus en plus gore chaque année.

Pour le cru 2008 : en l’espace de quelques jours, 2 pères oublient leur gosse dans une voiture en plein cagnard pendant une journée (remarque, ça change un peu des mère qui mettent leur bébé au congel – so last year Darling !).

Et oui, même dans l’info, il faut de plus en plus de trash : les belles mères oubliées dans les stations services n’intéressent plus personne, ni les chien abandonnés sur le bord de la route (à moins, bien sûr, que le propriétaire lui ai au préalable couper l’oreille avec son opinel rouillé pour faire disparaître le tatouage).

 

Ce qui a toujours existé mais qui n’étaient jusque là pas diffuser par pudeur ou par choix de conscience, fait maintenant les unes et nourrit les conversations autour des machines à café, avec le sentiment que le monde va de plus en plus mal  - alors qu’honnêtement, le 21ème siècle n’a sûrement pas la palme d’or de l’horreur. En revanche, je m’inquiète pour nos petites têtes. Combien de peur, de dégoût, de révolte et de violence  pouvons nous emmagasiner avant, nous aussi, péter un plomb, chacun sa façon ?

 

Perso, je préférerai voir des photos de Sarko et Carla sur  le yacht de Bolloré, et si en plus on pouvait apercevoir un tout petit brin de cellulite dépasser de son bikini, là ce serait vraiment le bonheur…